2026-08-16 - 010
Les histoires naturelles extraordinaires d'un chasseur d'images
Les histoires naturelles extraordinaires d'un chasseur d'images
Récits d'affûts, rencontres imprévues et aventures insolites en pleine nature
Les Lapins de Garenne et la joggeuse.
Mes histoires extraordinaires en forêt de Fontainebleau.
Des histoires incroyables et pourtant bien réelles, ma vie de photographe animalier en est remplie. Mais celle-ci — probablement l'une des plus pittoresques — remonte aux années 1970 / 1980, en pleine forêt de Fontainebleau.
À cette époque, je cherchais à photographier les lapins de garenne au plus près du sol. J'avais donc minutieusement préparé mon affût : un trou creusé dans la terre, recouvert pour l'occasion de filets de camouflage. Pour maximiser mes chances, je m'étais installé non loin d'un chemin. Une erreur de jeunesse que je ne commets plus aujourd'hui !
C'était un beau matin de fin de printemps. Immobile dans mon trou, j'attendais patiemment que les garennes pointent le bout de leur nez. Soudain, un bruit rompt le silence dans le sous-bois : un souffle saccadé et régulier. Une joggeuse approchait, flanquée de son chien.
Mon cœur s'est emballé. Ayant été mordu à plusieurs reprises par le passé, je voue une peur viscérale aux canidés, tous sans exception.
C'était un beau matin de fin de printemps. Immobile dans mon trou, j'attendais patiemment que les garennes pointent le bout de leur nez. Soudain, un bruit rompt le silence dans le sous-bois : un souffle saccadé et régulier. Une joggeuse approchait, flanquée de son chien.
Mon cœur s'est emballé. Ayant été mordu à plusieurs reprises par le passé, je voue une peur viscérale aux canidés, tous sans exception.
« Ouh là là, le chien va me détecter et devenir agressif ! », me suis-je dit en panique.
Pris de court et voulant à tout prix éviter une confrontation canine, je prends une décision rapide : je sors la tête de mon filet de camouflage pour me signaler.
Imaginez la scène du point de vue de la pauvre sportive : en plein milieu de la forêt, une tête humaine semble littéralement sortir du sol !
Avant même que je puisse articuler le moindre mot rassurant pour expliquer ma présence, la dame s'arrête net, blême de stupeur. Dans un hoquet de terreur pure, elle réussit à bafouiller :
Pris de court et voulant à tout prix éviter une confrontation canine, je prends une décision rapide : je sors la tête de mon filet de camouflage pour me signaler.
Imaginez la scène du point de vue de la pauvre sportive : en plein milieu de la forêt, une tête humaine semble littéralement sortir du sol !
Avant même que je puisse articuler le moindre mot rassurant pour expliquer ma présence, la dame s'arrête net, blême de stupeur. Dans un hoquet de terreur pure, elle réussit à bafouiller :
« Qu'est-ce... qu'est-ce... qu'est-ce que vous faites là ? ! »
Finalement, plus de peur que de mal. Après quelques explications confuses et un bon niveau d'adrénaline partagé, chacun a pu reprendre le cours de ses activités : elle sa course, et moi mon affût. Mais une chose est sûre : ce jour-là, ce ne sont pas les Lapins de garenne qui ont eu la plus grande frayeur !
A suive ...
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